Les logements très énergivores classés G au Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) sont au cœur des préoccupations des propriétaires bailleurs. Avec l’interdiction progressive en vigueur, la question se pose : est-il encore possible de louer un logement classé G en 2026 ? La réglementation évolue rapidement afin de lutter contre les passoires thermiques, mais certaines nouveautés et projets de loi peuvent influencer votre situation.
- Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G ne peuvent plus faire l’objet de nouveaux contrats de location ou de reconduction de bail.
- La réforme DPE de 2026 a réduit à 1,9 le coefficient d’électricité, faisant sortir environ 850 000 logements électriques du statut de passoire.
- Les logements classés F demeurent louables en 2026, mais leur loyer est souvent gelé et l’interdiction s’appliquera à partir de 2028.
- Un projet de loi présenté en avril 2026 propose d’assouplir les interdictions pour les logements F et G sous condition de travaux dans un délai de 3 à 5 ans.
- L’interdiction concerne principalement les nouveaux baux et les renouvellements, mais pas les contrats en cours, même si la mise en conformité peut être exigée.
Peut‑on louer un logement classé G en 2026 selon la loi Climat ?
Le calendrier progressif établi par la loi Climat et Résilience interdit la location des logements très énergivores depuis 2023 pour les G+ (consommation supérieure à 450 kWh/m²/an), puis de manière générale pour tous les logements classés G depuis le 1er janvier 2025. En conséquence, en 2026, il est impossible de signer un nouveau bail pour un logement classé G, ni de renouveler un bail existant pour ce type de bien. Cette interdiction concerne également la reconduction tacite de contrats.
Pour exemple, un propriétaire occupant un appartement classé G ne pourra plus relouer son logement sans avoir engagé au préalable des travaux permettant d’améliorer la performance énergétique et de sortir de cette classe.
Quel impact a eu la réforme du DPE en 2026 sur les logements électriques ?
Le changement de coefficient appliqué à l’électricité du DPE, passé de 2,3 à 1,9 en janvier 2026, a modifié la classification énergétique de nombreux logements chauffés à l’électricité. Cela a permis à environ 850 000 logements précédemment classés G ou F d’améliorer leur cote et de ne plus être considérés comme des passoires thermiques. Cette évolution est cruciale car elle redéfinit les logements concernés, affectant directement la possibilité de location sans travaux.
Pour vérifier la nouvelle classe énergétique, le propriétaire peut générer gratuitement une attestation ADEME, et ainsi évaluer son droit à mettre son bien en location. En cas d’étiquette toujours classée F ou G, un DPE actualisé reste indispensable pour préparer la rénovation énergétique.
Que prévoit le calendrier d’interdiction pour les classes F et E ?
| Classe DPE | Date d’interdiction de location (France métropolitaine) | Situation 2026 |
|---|---|---|
| G+ (consommation > 450 kWh/m²/an) | Depuis 2023 | Interdits à la location |
| G | Depuis 1er janvier 2025 | Interdits à la location |
| F | Prévus au 1er janvier 2028 | Louables avec gel du loyer et fort encadrement |
| E | Prévus au 1er janvier 2034 | Pour l’instant louables |
Le loyer des logements classés F est souvent gelé pour éviter des augmentations abusives sans amélioration énergétique. Le propriétaire doit donc anticiper les travaux nécessaires, qui peuvent inclure isolation, changement de chauffage, ventilation et fenêtres.
Quels recours et démarches pour un bailleur d’une passoire thermique ?
Avant toute mise en location, la première étape est la vérification ou réalisation d’un DPE actualisé, à réaliser par un professionnel certifié. Si le logement reste classé F ou G, un audit énergétique est recommandé pour chiffrer précisément les travaux indispensables.
- Générer une attestation ADEME en cas de chauffage électrique pour vérifier la classe réelle.
- Réaliser un DPE récent si l’ancien est périmé ou absent.
- Demander plusieurs devis pour planifier les travaux prioritaires : isolation des combles, murs ou planchers, remplacement de chaudière, amélioration de ventilation.
- Rechercher les aides financières disponibles, comme MaPrimeRénov’ ou les certificats d’économies d’énergie (CEE).
- Considérer le calendrier et les contraintes en copropriété pour préparer les votes en assemblée générale.
Cette démarche permet à la fois de respecter la réglementation et d’améliorer la consommation énergétique, réduisant ainsi les charges pour le futur locataire et valorisant le logement.
Quels sont les risques en cas de location interdite d’une passoire thermique ?
Un logement classé G loué malgré l’interdiction expose le bailleur à plusieurs risques. Le locataire peut demander une mise en conformité énergétique via des recours, pouvant conduire à une action en justice et à des sanctions financières. De plus, le propriétaire risque une réduction du loyer ou même la suspension du paiement jusqu’à réalisation des travaux.
En outre, la revente ou la recherche de locataires devient plus difficile pour un logement mal classé, ce qui impacte la valeur patrimoniale. Pour l’avenir, la rénovation énergétique représente donc une obligation pour maintenir la valeur locative et répondre aux exigences de la réglementation DPE.
Quelles sont les spécificités liées aux différents types de location ?
La réglementation sur les passoires thermiques concerne principalement la location vide ou meublée à usage de résidence principale. Les locations saisonnières ou meublés de tourisme sont soumises à des règles distinctes qui peuvent inclure des autorisations de changement d’usage. De façon générale, il est déconseillé de basculer un logement interdit à la location classique vers une location courte durée sans vérifier localement les conditions, le DPE et la réglementation spécifique.
Comment préparer la rénovation énergétique d’une passoire thermique ?
Chaque logement nécessite une approche adaptée, tenant compte de son type et situation : maison individuelle ou appartement en copropriété. Les travaux les plus fréquents à prioriser sont :
- Isolation des combles ou de la toiture
- Isolation des murs par l’intérieur ou l’extérieur selon possibilités
- Amélioration du plancher bas
- Remplacement de systèmes de chauffage très énergivores (chaudières fioul, gaz anciennes)
- Optimisation de la ventilation et traitement des ponts thermiques
- Remplacement des fenêtres anciennes si nécessaire
La planification repose sur un audit énergétique précis, qui garantit un retour sur investissement optimisé et une conformité réglementaire. Les aides financières comme MaPrimeRénov’ sont essentielles pour réduire le coût net des travaux.
Puis‑je encore louer un logement classé G en 2026 ?
Non, depuis le 1er janvier 2025, la location des logements classés G est interdite pour les nouveaux contrats et les reconductions.
Comment savoir si mon logement électrique est concerné par cette interdiction ?
La réforme DPE 2026 a abaissé le coefficient de l’électricité, ce qui peut sortir certains logements du statut de passoire. Il faut générer une attestation ADEME gratuite pour vérifier la classe réelle.
Quels sont les travaux prioritaires pour sortir un logement de la classe G ?
Isolation des combles, murs, plancher bas, remplacement du chauffage ancien, amélioration de la ventilation et des fenêtres sont les principales solutions.
Quelles aides financières puis‑je mobiliser pour rénover une passoire thermique ?
MaPrimeRénov’, les certificats d’économies d’énergie (CEE) et les aides de l’ANAH sont les dispositifs les plus répandus pour réduire le coût des travaux.
L’interdiction s’applique‑t‑elle aux baux déjà en cours ?
Elle concerne uniquement les nouveaux contrats, renouvellements ou reconductions ; un bail en cours n’est pas interrompu d’office, mais la mise en conformité peut être sollicitée.