{"id":13,"date":"2026-06-25T18:10:16","date_gmt":"2026-06-25T18:10:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/dogger-reservoir-central-geothermie-francilienne\/"},"modified":"2026-07-22T09:03:16","modified_gmt":"2026-07-22T09:03:16","slug":"dogger-reservoir-central-geothermie-francilienne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/dogger-reservoir-central-geothermie-francilienne\/","title":{"rendered":"Pourquoi le Dogger reste central pour la g\u00e9othermie francilienne"},"content":{"rendered":"<p>Le Dogger reste central pour la g\u00e9othermie francilienne parce qu\u2019il offre un r\u00e9servoir d\u2019eau chaude exploitable sous une grande partie du bassin parisien, au plus pr\u00e8s des r\u00e9seaux de chaleur urbains. C\u2019est simple \u00e0 comprendre : la ressource est l\u00e0 o\u00f9 la demande est forte. Cette continuit\u00e9 g\u00e9ologique explique pourquoi, malgr\u00e9 les contraintes techniques et de suivi, il demeure une r\u00e9f\u00e9rence pour produire une chaleur locale, stable et moins d\u00e9pendante des \u00e9nergies fossiles.<\/p>\n\n<h2>En bref<\/h2>\n\n<ul><li>Le chantier pr\u00e9vu \u00e9tait un forage g\u00e9othermique \u00e0 \u00c9vry vers le Dogger, organis\u00e9 autour de deux puits compl\u00e9mentaires sur une m\u00eame plateforme ;<\/li><li>Dans ce type d\u2019op\u00e9ration, le Dogger n\u2019est pas cit\u00e9 comme un simple rep\u00e8re g\u00e9ologique ;<\/li><li>Il est la cible du chantier, car le forage vise directement ce r\u00e9servoir exploit\u00e9 en trou nu ;<\/li><li>Le chantier ne se r\u00e9sume pas \u00e0 \u00ab\u00a0faire un trou\u00a0\u00bb ;<\/li><li>Le p\u00e9rim\u00e8tre technique annonc\u00e9 porte sur deux puits g\u00e9othermiques orient\u00e9s et inclin\u00e9s ;<\/li><\/ul>\n\n<h2>Quel exemple de chantier illustre le r\u00f4le du Dogger ?<\/h2>\n\n<p>Le chantier pr\u00e9vu \u00e9tait un forage g\u00e9othermique \u00e0 \u00c9vry vers le Dogger, organis\u00e9 autour de deux puits compl\u00e9mentaires sur une m\u00eame plateforme. L\u2019objectif public du projet \u00e9tait de produire une \u00e9nergie d\u00e9carbon\u00e9e pour le r\u00e9seau de chauffage urbain de la Communaut\u00e9 d\u2019Agglom\u00e9ration Grand Paris Sud, avec CFG en accompagnement de GRAND PARIS SUD ENERGIE POSITIVE.<\/p>\n\n<h3>Besoin de chaleur locale<\/h3>\n\n<p>Le besoin \u00e0 couvrir \u00e9tait celui d\u2019un r\u00e9seau de chaleur urbain : capter une ressource chaude souterraine, l\u2019amener en surface, r\u00e9cup\u00e9rer sa chaleur, puis renvoyer l\u2019eau vers le r\u00e9servoir. Dans ce type d\u2019op\u00e9ration, le Dogger n\u2019est pas cit\u00e9 comme un simple rep\u00e8re g\u00e9ologique. Il est la cible du chantier, car le forage vise directement ce r\u00e9servoir exploit\u00e9 en trou nu.<\/p>\n\n<p>L\u2019exemple d\u2019\u00c9vry rend le montage lisible. Le chantier ne se r\u00e9sume pas \u00e0 \u00ab\u00a0faire un trou\u00a0\u00bb. Il organise une boucle :<\/p>\n\n<ul><li>un puits producteur, nomm\u00e9 GEV-3, pour remonter l\u2019eau g\u00e9othermale ;<\/li><li>un puits injecteur, nomm\u00e9 GEV-4, pour r\u00e9injecter l\u2019eau apr\u00e8s \u00e9change thermique ;<\/li><li>une plateforme commune, afin de regrouper les t\u00eates de puits au m\u00eame endroit \u00e0 \u00c9vry.<\/li><\/ul>\n\n<p>Ce sch\u00e9ma aide \u00e0 comprendre pourquoi le Dogger reste central dans ce type de projet francilien : l\u2019op\u00e9ration parle de doublet, de r\u00e9seau de chaleur et de forage orient\u00e9 vers un r\u00e9servoir pr\u00e9cis, pas d\u2019une ressource abstraite.<\/p>\n\n<h3>P\u00e9rim\u00e8tre technique de l\u2019op\u00e9ration<\/h3>\n\n<p>Le p\u00e9rim\u00e8tre technique annonc\u00e9 porte sur deux puits g\u00e9othermiques orient\u00e9s et inclin\u00e9s. Le puits producteur GEV-3 avait une inclinaison finale pr\u00e9vue de 36,1\u00b0, avec une profondeur pr\u00e9visionnelle de 1 689 m sous le sol et 1 889 m for\u00e9s au total. Le puits injecteur GEV-4 avait une inclinaison finale pr\u00e9vue de 43,1\u00b0, avec la m\u00eame profondeur pr\u00e9visionnelle sous le sol et 2 063 m for\u00e9s au total.<\/p>\n\n<p>Ces donn\u00e9es donnent un exemple concret de chantier vers le Dogger : une op\u00e9ration locale, dimensionn\u00e9e par puits, trajectoires et profondeurs, et reli\u00e9e \u00e0 un usage de chaleur identifi\u00e9. Elles montrent aussi la logique de continuit\u00e9 entre la g\u00e9ologie et le service rendu : sans cible r\u00e9servoir claire, le r\u00e9seau ne peut pas s\u2019appuyer sur une production g\u00e9othermique stable.<\/p>\n\n<h2>Pourquoi viser le Dogger avec deux puits inclin\u00e9s ?<\/h2>\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large cfg-inline-media\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1600\" height=\"1066\" src=\"https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/dogger-doublet-reseau-chaleur-inline.webp\" alt=\"Doublet g\u00e9othermique avec t\u00eates de puits et canalisations de r\u00e9seau de chaleur\" class=\"wp-image-25\" srcset=\"https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/dogger-doublet-reseau-chaleur-inline.webp 1600w, https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/dogger-doublet-reseau-chaleur-inline-300x200.webp 300w, https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/dogger-doublet-reseau-chaleur-inline-1024x682.webp 1024w, https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/dogger-doublet-reseau-chaleur-inline-768x512.webp 768w, https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/dogger-doublet-reseau-chaleur-inline-1536x1023.webp 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 1600px) 100vw, 1600px\" \/><figcaption>Un doublet g\u00e9othermique relie le r\u00e9servoir profond, les t\u00eates de puits et le r\u00e9seau de chaleur en surface.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Le choix du Dogger avec deux puits inclin\u00e9s r\u00e9pond \u00e0 une logique simple : capter l\u2019eau chaude d\u2019un c\u00f4t\u00e9, la restituer de l\u2019autre, et garder les deux zones suffisamment s\u00e9par\u00e9es dans le r\u00e9servoir. Le doublet g\u00e9othermique n\u2019est donc pas seulement une architecture de forage. C\u2019est la mani\u00e8re de faire circuler la ressource sans m\u00e9langer trop vite l\u2019eau refroidie avec l\u2019eau encore exploitable.<\/p>\n\n<p>Sur un chantier, cette logique se lit dans des faits visibles : les trajectoires ne descendent pas comme deux traits verticaux parall\u00e8les. Elles s\u2019\u00e9cartent progressivement. En surface, les t\u00eates de puits restent regroup\u00e9es pour raccorder l\u2019installation. En profondeur, les drains visent deux secteurs distincts du Dogger. Cette inclinaison aide \u00e0 placer le point de production et le point de r\u00e9injection \u00e0 distance utile, tout en partant d\u2019une emprise de surface limit\u00e9e.<\/p>\n\n<p>Les deux puits inclin\u00e9s servent donc \u00e0 concilier trois contraintes tr\u00e8s concr\u00e8tes :<\/p>\n\n<ul><li>atteindre la zone productive du Dogger depuis un site de forage accessible ;<\/li><li>s\u00e9parer le pr\u00e9l\u00e8vement et le retour de l\u2019eau refroidie ;<\/li><li>pr\u00e9parer l\u2019exploitation thermique avec un circuit lisible, contr\u00f4lable et maintenable.<\/li><\/ul>\n\n<h3>Le r\u00f4le du puits producteur<\/h3>\n\n<p>Le puits producteur am\u00e8ne l\u2019eau chaude du Dogger vers la surface. Son r\u00f4le est de rendre la chaleur disponible pour l\u2019\u00e9change thermique, avant que l\u2019eau g\u00e9othermale ne reparte vers le r\u00e9servoir par l\u2019autre branche du doublet g\u00e9othermique.<\/p>\n\n<p>Dans un exemple concret, l\u2019\u00e9quipe de forage suit une trajectoire inclin\u00e9e pour rejoindre la cible en profondeur. Une fois le puits \u00e9quip\u00e9, les essais v\u00e9rifient que l\u2019eau arrive avec un d\u00e9bit exploitable et que le comportement du r\u00e9servoir reste compatible avec l\u2019usage pr\u00e9vu. Ce n\u2019est pas une promesse de performance : c\u2019est une \u00e9tape de contr\u00f4le. Le puits producteur devient ensuite le point d\u2019entr\u00e9e de la chaleur dans l\u2019installation de surface.<\/p>\n\n<h3>Le r\u00f4le du puits de r\u00e9injection<\/h3>\n\n<p>Le puits de r\u00e9injection renvoie l\u2019eau refroidie vers le Dogger apr\u00e8s r\u00e9cup\u00e9ration de la chaleur. Il ferme le circuit et \u00e9vite de rejeter cette eau en surface.<\/p>\n\n<p>Son inclinaison compte autant que celle du puits producteur. Elle permet de viser une autre zone du r\u00e9servoir, \u00e0 distance du pr\u00e9l\u00e8vement. Sur le terrain, cette s\u00e9paration limite le retour trop rapide de l\u2019eau refroidie vers le puits producteur. Le doublet g\u00e9othermique fonctionne alors comme une boucle : produire, \u00e9changer la chaleur, r\u00e9injecter, puis surveiller les pressions et les d\u00e9bits pour garder une exploitation stable.<\/p>\n\n<h2>Comment le forage devait s\u00e9curiser le doublet et le r\u00e9seau de chaleur ?<\/h2>\n\n<p>La s\u00e9curisation d\u2019un doublet au Dogger repose d\u2019abord sur une logique simple : forer deux ouvrages compl\u00e9mentaires, les contr\u00f4ler \u00e0 chaque \u00e9tape, puis raccorder leur fonctionnement au r\u00e9seau de chaleur sans fragiliser l\u2019exploitation. Le chantier ne se limite donc pas au forage lui-m\u00eame. Il doit prouver que l\u2019eau g\u00e9othermale peut \u00eatre capt\u00e9e, r\u00e9inject\u00e9e et transf\u00e9r\u00e9e vers les \u00e9changeurs dans des conditions ma\u00eetris\u00e9es.<\/p>\n\n<h3>Trajectoire, tubage et essais<\/h3>\n\n<p>La trajectoire sert \u00e0 atteindre la cible r\u00e9servoir tout en gardant un ouvrage exploitable sur la dur\u00e9e. Dans un doublet, le puits producteur et le puits injecteur doivent fonctionner ensemble : l\u2019un am\u00e8ne l\u2019eau chaude vers la surface, l\u2019autre renvoie l\u2019eau refroidie dans le Dogger. Le forage devait donc s\u00e9curiser cette paire, pas seulement r\u00e9ussir un trou vertical ou d\u00e9vi\u00e9.<\/p>\n\n<p>Les op\u00e9rations visibles du chantier vont dans ce sens : pr\u00e9paration de la plateforme, descente des tubages, cimentation, contr\u00f4les, puis essais. Chaque \u00e9tape r\u00e9duit un risque pr\u00e9cis : instabilit\u00e9 du trou, communication non souhait\u00e9e entre niveaux g\u00e9ologiques, d\u00e9faut d\u2019\u00e9tanch\u00e9it\u00e9 ou incertitude sur le d\u00e9bit exploitable.<\/p>\n\n<p>Une courte grille de lecture aide \u00e0 comprendre le r\u00f4le de ces op\u00e9rations :<\/p>\n\n<ul><li>la trajectoire v\u00e9rifie que la cible g\u00e9ologique est atteignable ;<\/li><li>le tubage isole l\u2019ouvrage et pr\u00e9pare son exploitation ;<\/li><li>les essais qualifient la r\u00e9ponse hydraulique du puits ;<\/li><li>les contr\u00f4les documentent ce qui pourra \u00eatre repris pendant la vie du doublet.<\/li><\/ul>\n\n<p>Exemple concret : lors d\u2019un chantier de doublet, un essai n\u2019est pas une formalit\u00e9 de fin de forage. Il sert \u00e0 relier un r\u00e9sultat observ\u00e9 sur site \u00e0 une d\u00e9cision d\u2019exploitation : poursuivre les r\u00e9glages, ajuster les \u00e9quipements de surface ou confirmer que le puits peut entrer dans la cha\u00eene g\u00e9othermique.<\/p>\n\n<h3>Coordination avec l\u2019exploitation du r\u00e9seau<\/h3>\n\n<p>Le forage devait aussi s\u00e9curiser la continuit\u00e9 du r\u00e9seau de chaleur. Un doublet au Dogger n\u2019a de sens que s\u2019il s\u2019int\u00e8gre \u00e0 une installation capable de recevoir, \u00e9changer et distribuer la chaleur. La coordination porte donc sur les interfaces : t\u00eates de puits, pompage, \u00e9change thermique, r\u00e9injection, supervision et conduite du r\u00e9seau.<\/p>\n\n<p>Cette coordination \u00e9vite de traiter le sous-sol et la surface comme deux sujets s\u00e9par\u00e9s. Les \u00e9quipes doivent rapprocher les r\u00e9sultats du forage des besoins du r\u00e9seau : temp\u00e9rature disponible, d\u00e9bit mobilisable, contraintes d\u2019exploitation et s\u00e9quence de raccordement. C\u2019est ce lien chantier-exploitation qui rend le Dogger central en \u00cele-de-France : le r\u00e9servoir est utile parce qu\u2019il peut alimenter des r\u00e9seaux d\u00e9j\u00e0 structur\u00e9s, sous r\u00e9serve d\u2019un doublet correctement s\u00e9curis\u00e9.<\/p>\n\n<h2>Quels contr\u00f4les encadrent ce type d\u2019op\u00e9ration ?<\/h2>\n\n<p>Le contr\u00f4le d\u2019une op\u00e9ration au Dogger se joue d\u2019abord sur le chantier : chaque \u00e9tape doit pouvoir \u00eatre observ\u00e9e, consign\u00e9e et comprise avant de passer \u00e0 la suivante. Pour un r\u00e9servoir aussi sollicit\u00e9 en \u00cele-de-France, cette discipline \u00e9vite de transformer un forage bien pr\u00e9par\u00e9 en mise en service pr\u00e9cipit\u00e9e.<\/p>\n\n<h3>Surveillance technique du forage<\/h3>\n\n<p>La surveillance commence pendant le forage, pas une fois le puits termin\u00e9. Les \u00e9quipes suivent les param\u00e8tres de chantier, les retours de terrain et les \u00e9carts par rapport au programme pr\u00e9vu. L\u2019objectif est simple : rep\u00e9rer vite ce qui sort du comportement attendu et d\u00e9cider sur des \u00e9l\u00e9ments v\u00e9rifiables, plut\u00f4t que sur une impression.<\/p>\n\n<p>Sur un chantier de doublet, par exemple, une variation anormale observ\u00e9e pendant l\u2019avancement du forage ne doit pas \u00eatre trait\u00e9e comme un simple al\u00e9a. Elle appelle une lecture crois\u00e9e : donn\u00e9es du forage, \u00e9tat des \u00e9quipements, qualit\u00e9 des fluides, stabilit\u00e9 du trou, puis d\u00e9cision document\u00e9e. Ce temps de contr\u00f4le peut para\u00eetre lent vu de l\u2019ext\u00e9rieur. Il prot\u00e8ge pourtant la suite du projet, car le r\u00e9seau ne pourra fonctionner correctement que si les puits ont \u00e9t\u00e9 qualifi\u00e9s sans zone d\u2019ombre.<\/p>\n\n<p>Les contr\u00f4les utiles portent notamment sur :<\/p>\n\n<ul><li>la coh\u00e9rence entre le programme de forage et les observations du chantier ;<\/li><li>le suivi des fluides, des pressions et des retours en surface ;<\/li><li>l\u2019\u00e9tat des tubages, cimentations et \u00e9quipements descendus dans le puits ;<\/li><li>la tra\u00e7abilit\u00e9 des \u00e9carts, m\u00eame lorsqu\u2019ils semblent mineurs.<\/li><\/ul>\n\n<h3>Points d\u2019arr\u00eat avant mise en service<\/h3>\n\n<p>Avant la mise en service, les points d\u2019arr\u00eat servent \u00e0 v\u00e9rifier que le puits, les \u00e9quipements et les documents racontent la m\u00eame histoire. On ne valide pas seulement une installation visible en surface. On v\u00e9rifie aussi que les \u00e9tapes souterraines ont \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9es, contr\u00f4l\u00e9es et accept\u00e9es.<\/p>\n\n<p>Un point d\u2019arr\u00eat utile oblige donc \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 des questions concr\u00e8tes : le forage correspond-il au programme retenu ? Les contr\u00f4les r\u00e9alis\u00e9s sont-ils exploitables ? Les r\u00e9serves de chantier ont-elles \u00e9t\u00e9 lev\u00e9es ? Les conditions de circulation et de r\u00e9injection sont-elles compatibles avec l\u2019exploitation pr\u00e9vue ?<\/p>\n\n<p>Cette logique explique pourquoi le Dogger reste trait\u00e9 comme un r\u00e9servoir technique, pas comme une ressource abstraite. La g\u00e9othermie francilienne d\u00e9pend d\u2019ouvrages durables, suivis dans le temps et document\u00e9s d\u00e8s le chantier. Le contr\u00f4le n\u2019est pas une formalit\u00e9 administrative ajout\u00e9e \u00e0 la fin : c\u2019est la continuit\u00e9 normale entre le forage, la qualification du doublet et l\u2019exploitation du r\u00e9seau.<\/p>\n\n<h2>Quels enseignements techniques ressortent du chantier ?<\/h2>\n\n<p>Le chantier montre surtout que le Dogger se pilote par la pr\u00e9cision du sous-sol : trajectoire des puits, coh\u00e9rence avec les donn\u00e9es pr\u00e9vues, puis raccordement thermique sans perdre de vue le r\u00e9seau qui recevra l\u2019\u00e9nergie. Les cas document\u00e9s par CFG Services donnent une lecture assez concr\u00e8te : avant de parler performance, il faut v\u00e9rifier que le forage atteint bien sa cible et que les param\u00e8tres observ\u00e9s restent compatibles avec le projet.<\/p>\n\n<h3>Expertise centr\u00e9e sur le sous-sol<\/h3>\n\n<p>Sur un doublet, l\u2019enseignement technique commence dans la g\u00e9om\u00e9trie des ouvrages. \u00c0 Evry, les travaux d\u00e9crivent deux puits g\u00e9othermiques orient\u00e9s et inclin\u00e9s, avec deux t\u00eates de puits sur une m\u00eame plateforme. Le puits producteur GEV-3 et le puits injecteur GEV-4 ne sont donc pas de simples forages verticaux : leur inclinaison et leur longueur for\u00e9e traduisent un pilotage fin vers le r\u00e9servoir exploit\u00e9.<\/p>\n\n<p>L\u2019exemple d\u2019A\u00e9roports de Paris va dans le m\u00eame sens. Le doublet du Dogger y repose sur deux forages inclin\u00e9s et orient\u00e9s, annonc\u00e9s \u00e0 1 800 m\u00e8tres de profondeur, avec des r\u00e9sultats de forage indiqu\u00e9s comme coh\u00e9rents avec les donn\u00e9es pr\u00e9visionnelles. C\u2019est un point discret, mais d\u00e9cisif pour un suivi de chantier technique : le chantier sert aussi \u00e0 confronter le mod\u00e8le initial au terrain.<\/p>\n\n<p>Une courte grille de lecture ressort de ces op\u00e9rations:<\/p>\n\n<ul><li>cibler le r\u00e9servoir avec une trajectoire ma\u00eetris\u00e9e;<\/li><li>contr\u00f4ler l\u2019\u00e9cart entre donn\u00e9es pr\u00e9vues et r\u00e9sultats de forage;<\/li><li>pr\u00e9parer d\u00e8s le sous-sol les conditions de l\u2019\u00e9change thermique en surface.<\/li><\/ul>\n\n<h3>Contr\u00f4les transf\u00e9rables aux r\u00e9seaux urbains<\/h3>\n\n<p>Le second enseignement tient au passage du puits vers le r\u00e9seau. \u00c0 Orly, l\u2019installation cit\u00e9e r\u00e9cup\u00e8re la chaleur par \u00e9changeur \u00e0 plaques en titane, avant transmission au r\u00e9seau d\u2019eau chaude de chauffage de l\u2019a\u00e9roport. Le chantier n\u2019est donc pas seulement un sujet de forage : il oblige \u00e0 v\u00e9rifier l\u2019interface entre eau g\u00e9othermale, \u00e9change thermique et r\u00e9seau utilisateur.<\/p>\n\n<p>Pour un r\u00e9seau urbain francilien, l\u2019exemple concret est simple : si les r\u00e9sultats de forage restent conformes aux pr\u00e9visions, le ma\u00eetre d\u2019ouvrage peut ensuite raisonner sur le d\u00e9bit, la temp\u00e9rature disponible et la r\u00e9injection apr\u00e8s \u00e9change. Le Dogger reste central parce que ces contr\u00f4les se r\u00e9p\u00e8tent d\u2019un site \u00e0 l\u2019autre : m\u00eame logique de doublet, m\u00eames points de vigilance, mais adaptation au contexte local du r\u00e9seau.<\/p>\n\n<h2>Questions utiles avant de commencer<\/h2>\n\n<h3>\u00c0 quoi sert un doublet g\u00e9othermique dans un r\u00e9seau de chaleur ?<\/h3>\n\n<p>Un puits extrait l\u2019eau chaude profonde, l\u2019\u00e9nergie est transf\u00e9r\u00e9e au r\u00e9seau, puis un second puits r\u00e9injecte l\u2019eau dans la m\u00eame formation g\u00e9ologique.<\/p>\n\n<h3>Pourquoi renouveler ou reforer un puits g\u00e9othermique existant ?<\/h3>\n\n<p>Le renouvellement s\u00e9curise la production, limite les arr\u00eats d\u2019exploitation et permet d\u2019adapter l\u2019installation aux besoins actuels du r\u00e9seau de chaleur.<\/p>\n\n<h3>Quels contr\u00f4les encadrent un chantier de g\u00e9othermie profonde ?<\/h3>\n\n<p>Les \u00e9quipes suivent la trajectoire de forage, l\u2019int\u00e9grit\u00e9 des tubages, la qualit\u00e9 de r\u00e9injection, la performance thermique et les exigences r\u00e9glementaires locales.<\/p>\n\n<h3>Quel b\u00e9n\u00e9fice pour une ville raccord\u00e9e \u00e0 la g\u00e9othermie ?<\/h3>\n\n<p>La collectivit\u00e9 peut stabiliser une part de chaleur renouvelable locale, r\u00e9duire le recours aux \u00e9nergies fossiles et renforcer la continuit\u00e9 du service chauffage.<\/p>\n\n<h2>Lire aussi<\/h2>\n<ul><li><a href=\"\/geothermie\/\">comprendre le fonctionnement de la g\u00e9othermie<\/a><\/li><li><a href=\"\/reseau-de-chaleur\/\">relier le Dogger aux r\u00e9seaux de chaleur<\/a><\/li><li><a href=\"\/geothermie\/profonde\/\">pr\u00e9parer un projet de g\u00e9othermie profonde<\/a><\/li><li><a href=\"\/cout-geothermie\/\">comparer les co\u00fbts d\u2019une g\u00e9othermie<\/a><\/li><\/ul>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dogger et g\u00e9othermie francilienne : r\u00f4le du r\u00e9servoir, doublets, forages inclin\u00e9s, contr\u00f4les techniques et r\u00e9seaux de chaleur.<\/p>\n","protected":false},"author":0,"featured_media":37,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[],"class_list":["post-13","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-geothermie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":82,"href":"https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13\/revisions\/82"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/37"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}