{"id":21,"date":"2026-06-23T07:00:00","date_gmt":"2026-06-23T07:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/?p=21"},"modified":"2026-07-22T09:03:16","modified_gmt":"2026-07-22T09:03:16","slug":"ete-2021-demarrage-des-travaux-de-forage-au-dogger-devry","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/ete-2021-demarrage-des-travaux-de-forage-au-dogger-devry\/","title":{"rendered":"Deux puits inclin\u00e9s vers le Dogger \u00e0 \u00c9vry-Courcouronnes"},"content":{"rendered":"<p>\u00c0 \u00c9vry-Courcouronnes, deux puits inclin\u00e9s visent le Dogger pour aller chercher une ressource g\u00e9othermique en profondeur. Le principe est simple : un puits capte l\u2019eau chaude, l\u2019autre la r\u00e9injecte apr\u00e8s usage, afin de faire fonctionner le r\u00e9seau sans m\u00e9langer les fonctions. C\u2019est un choix technique discret, mais central, car l\u2019inclinaison permet d\u2019atteindre la zone utile tout en gardant les installations en surface au bon endroit.<\/p>\n\n<h2>En bref<\/h2>\n\n<ul><li>\u00c0 \u00c9vry-Courcouronnes, deux puits inclin\u00e9s visent le Dogger pour aller chercher une ressource g\u00e9othermique en profondeur ;<\/li><li>Le principe est simple : un puits capte l\u2019eau chaude, l\u2019autre la r\u00e9injecte apr\u00e8s usage, afin de faire fonctionner le r\u00e9seau sans m\u00e9langer les fonctions ;<\/li><li>C\u2019est un choix technique discret, mais central, car l\u2019inclinaison permet d\u2019atteindre la zone utile tout en gardant les installations en surface au bon endroit ;<\/li><li>L\u2019exemple concret est simple : pour alimenter des b\u00e2timents raccord\u00e9s \u00e0 un r\u00e9seau, le projet doit d\u2019abord cr\u00e9er l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la ressource ;<\/li><li>Le p\u00e9rim\u00e8tre technique se comprend comme une cha\u00eene : pr\u00e9parer la plateforme, forer les deux puits, atteindre le Dogger, puis raccorder l\u2019ouvrage aux installations qui permettent l\u2019\u00e9change thermique ;<\/li><\/ul>\n\n<h2>Quel chantier g\u00e9othermique \u00e9tait pr\u00e9vu \u00e0 \u00c9vry-Courcouronnes ?<\/h2>\n\n<p>Le chantier pr\u00e9vu \u00e0 \u00c9vry-Courcouronnes portait sur la cr\u00e9ation de deux puits inclin\u00e9s vers le Dogger, afin d\u2019aller chercher une ressource g\u00e9othermale mobilisable pour un usage de chaleur locale. Le point central est technique : il ne s\u2019agissait pas d\u2019un forage vertical isol\u00e9, mais d\u2019une op\u00e9ration pens\u00e9e comme un doublet, avec deux trajectoires souterraines distinctes depuis une m\u00eame zone de chantier.<\/p>\n\n<h3>Besoin de chaleur locale<\/h3>\n\n<p>Le besoin vis\u00e9 \u00e9tait celui d\u2019une chaleur produite au plus pr\u00e8s du territoire, avec une ressource situ\u00e9e en profondeur plut\u00f4t qu\u2019avec une \u00e9nergie achemin\u00e9e depuis loin. Dans ce type d\u2019op\u00e9ration, le Dogger est recherch\u00e9 parce qu\u2019il peut fournir de l\u2019eau chaude exploitable par un r\u00e9seau de chaleur, lorsque les conditions g\u00e9ologiques et techniques sont r\u00e9unies.<\/p>\n\n<p>L\u2019exemple concret est simple : pour alimenter des b\u00e2timents raccord\u00e9s \u00e0 un r\u00e9seau, le projet doit d\u2019abord cr\u00e9er l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la ressource. Les forages sont donc une \u00e9tape de chantier visible en surface, mais leur utilit\u00e9 se joue sous terre, dans la capacit\u00e9 \u00e0 atteindre la formation cibl\u00e9e puis \u00e0 faire circuler l\u2019eau g\u00e9othermale dans un dispositif ma\u00eetris\u00e9.<\/p>\n\n<p>\u00c0 ce stade, les \u00e9l\u00e9ments observables du chantier tiennent surtout \u00e0 quelques rep\u00e8res :<\/p>\n\n<ul><li>une implantation de forage sur le secteur d\u2019\u00c9vry-Courcouronnes ;<\/li><li>deux puits pr\u00e9vus, avec une inclinaison vers la cible g\u00e9ologique ;<\/li><li>une finalit\u00e9 de chaleur, et non de production \u00e9lectrique ;<\/li><li>une op\u00e9ration qui d\u00e9pend \u00e0 la fois du sous-sol, des \u00e9quipements de surface et du r\u00e9seau \u00e0 alimenter.<\/li><\/ul>\n\n<h3>P\u00e9rim\u00e8tre technique de l\u2019op\u00e9ration<\/h3>\n\n<p>Le p\u00e9rim\u00e8tre technique se comprend comme une cha\u00eene : pr\u00e9parer la plateforme, forer les deux puits, atteindre le Dogger, puis raccorder l\u2019ouvrage aux installations qui permettent l\u2019\u00e9change thermique. Chaque maillon compte, car un puits seul ne suffit pas \u00e0 d\u00e9crire l\u2019op\u00e9ration.<\/p>\n\n<p>Dans un doublet g\u00e9othermique, l\u2019un des puits sert \u00e0 pr\u00e9lever l\u2019eau chaude dans la formation cibl\u00e9e, tandis que l\u2019autre permet la r\u00e9injection apr\u00e8s r\u00e9cup\u00e9ration de la chaleur. L\u2019inclinaison des puits aide \u00e0 rejoindre les zones souterraines recherch\u00e9es tout en gardant une emprise de chantier plus concentr\u00e9e en surface. C\u2019est cette combinaison, deux ouvrages, une cible profonde et un usage chaleur, qui d\u00e9finit le chantier annonc\u00e9 \u00e0 \u00c9vry-Courcouronnes.<\/p>\n\n<h2>Pourquoi viser le Dogger avec deux puits inclin\u00e9s ?<\/h2>\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large cfg-inline-media\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1600\" height=\"1066\" src=\"https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/evry-forage-dogger-doublet-inline.webp\" alt=\"Plateforme de forage g\u00e9othermique pr\u00e9parant deux puits inclin\u00e9s vers le Dogger\" class=\"wp-image-33\" srcset=\"https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/evry-forage-dogger-doublet-inline.webp 1600w, https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/evry-forage-dogger-doublet-inline-300x200.webp 300w, https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/evry-forage-dogger-doublet-inline-1024x682.webp 1024w, https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/evry-forage-dogger-doublet-inline-768x512.webp 768w, https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/evry-forage-dogger-doublet-inline-1536x1023.webp 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 1600px) 100vw, 1600px\" \/><figcaption>Le forage de deux puits inclin\u00e9s permet de viser le r\u00e9servoir profond tout en gardant une emprise de surface ma\u00eetris\u00e9e.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Le Dogger est vis\u00e9 parce que ce r\u00e9servoir profond permet d\u2019organiser un doublet g\u00e9othermique lisible : un ouvrage capte l\u2019eau chaude, l\u2019autre renvoie l\u2019eau refroidie dans le m\u00eame ensemble g\u00e9ologique. Les deux puits inclin\u00e9s donnent au chantier la g\u00e9om\u00e9trie n\u00e9cessaire pour s\u00e9parer les zones de captage et de retour, tout en gardant une logique d\u2019exploitation compacte en surface.<\/p>\n\n<h3>Le r\u00f4le du puits producteur<\/h3>\n\n<p>Le puits producteur sert \u00e0 atteindre la zone du Dogger o\u00f9 l\u2019eau g\u00e9othermale peut \u00eatre pr\u00e9lev\u00e9e. Dans un chantier comme celui d\u2019\u00c9vry-Courcouronnes, son r\u00f4le se comprend simplement : il met en relation l\u2019installation de surface avec la ressource souterraine, sans transformer le sous-sol en promesse abstraite.<\/p>\n\n<p>Concr\u00e8tement, le forage inclin\u00e9 aide \u00e0 viser une position utile en profondeur depuis une emprise de chantier ma\u00eetris\u00e9e. Le puits n\u2019est donc pas seulement un trou vertical dans le sol. C\u2019est une trajectoire technique, suivie et contr\u00f4l\u00e9e, qui doit rejoindre le bon horizon g\u00e9ologique pour alimenter le r\u00e9seau en chaleur.<\/p>\n\n<p>\u00c0 ce stade, les points \u00e0 lire ensemble sont:<\/p>\n\n<ul><li>la cible g\u00e9ologique : le Dogger;<\/li><li>la fonction du puits : faire remonter l\u2019eau chaude;<\/li><li>la logique du doublet : produire sans isoler le retour de l\u2019eau refroidie.<\/li><\/ul>\n\n<p>Le fait observable \u00e9vite une confusion fr\u00e9quente. Le puits producteur ne r\u00e9sume pas tout le projet. Il n\u2019a de sens que parce qu\u2019un second ouvrage compl\u00e8te le syst\u00e8me.<\/p>\n\n<h3>Le r\u00f4le du puits de r\u00e9injection<\/h3>\n\n<p>Le puits de r\u00e9injection ferme la boucle technique. Apr\u00e8s passage dans les \u00e9quipements de surface, l\u2019eau refroidie repart vers le Dogger au lieu d\u2019\u00eatre trait\u00e9e comme un simple rejet. C\u2019est ce retour qui donne au doublet g\u00e9othermique sa coh\u00e9rence : pr\u00e9lever, utiliser la chaleur, puis r\u00e9injecter.<\/p>\n\n<p>L\u00e0 encore, l\u2019inclinaison du forage compte. Elle permet d\u2019\u00e9loigner le point de r\u00e9injection du point de production, afin que les deux fonctions ne se g\u00eanent pas directement dans le r\u00e9servoir. L\u2019enjeu observable n\u2019est pas d\u00e9coratif : il se voit dans la conception m\u00eame des deux puits inclin\u00e9s, chacun avec une mission distincte.<\/p>\n\n<p>Exemple concret : sur le chantier, on ne lit pas seulement une succession d\u2019op\u00e9rations de forage. On lit une architecture souterraine. Le puits producteur cherche la chaleur exploitable; le puits de r\u00e9injection organise le retour. Ensemble, ils forment le doublet qui rend l\u2019exploitation g\u00e9othermique techniquement compr\u00e9hensible.<\/p>\n\n<h2>Comment le forage devait s\u00e9curiser le doublet et le r\u00e9seau de chaleur ?<\/h2>\n\n<p>Le forage devait s\u00e9curiser le doublet en ma\u00eetrisant deux points simples \u00e0 v\u00e9rifier sur chantier : la trajectoire des puits inclin\u00e9s vers le Dogger et la continuit\u00e9 de service du r\u00e9seau de chaleur pendant les op\u00e9rations. L\u2019enjeu n\u2019\u00e9tait pas seulement de descendre jusqu\u2019\u00e0 la ressource g\u00e9othermale, mais de livrer un ouvrage exploitable, contr\u00f4lable et compatible avec les contraintes d\u2019un r\u00e9seau urbain d\u00e9j\u00e0 en place.<\/p>\n\n<h3>Trajectoire, tubage et essais<\/h3>\n\n<p>La trajectoire des puits inclin\u00e9s servait \u00e0 rejoindre la zone vis\u00e9e dans le Dogger tout en respectant l\u2019implantation disponible en surface. Sur un chantier de g\u00e9othermie profonde, cette g\u00e9om\u00e9trie se pilote \u00e9tape par \u00e9tape : orientation du forage, contr\u00f4le de la profondeur atteinte, pose des tubages, puis v\u00e9rification de l\u2019int\u00e9grit\u00e9 avant exploitation.<\/p>\n\n<p>Le tubage avait un r\u00f4le central. Il devait isoler les terrains travers\u00e9s, prot\u00e9ger le forage et pr\u00e9parer la circulation future entre le puits producteur et le puits de r\u00e9injection. Sans cette barri\u00e8re physique, le doublet ne peut pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un \u00e9quipement durable pour un r\u00e9seau de chaleur.<\/p>\n\n<p>Les contr\u00f4les utiles \u00e0 ce stade portent notamment sur:<\/p>\n\n<ul><li>la conformit\u00e9 de la trajectoire par rapport au programme de forage;<\/li><li>la bonne mise en place des tubages et des cimentations;<\/li><li>les essais permettant de v\u00e9rifier que le puits peut fonctionner dans les conditions attendues;<\/li><li>la tra\u00e7abilit\u00e9 des op\u00e9rations avant raccordement au reste de l\u2019installation.<\/li><\/ul>\n\n<p>Exemple concret : si un essai montre une perte de performance ou une anomalie de circulation, le sujet doit \u00eatre trait\u00e9 avant la mise en service, car le probl\u00e8me se r\u00e9percuterait ensuite sur l\u2019\u00e9quilibre du doublet.<\/p>\n\n<h3>Coordination avec l\u2019exploitation du r\u00e9seau<\/h3>\n\n<p>La s\u00e9curisation ne s\u2019arr\u00eatait pas au forage. Elle d\u00e9pendait aussi de la coordination avec l\u2019exploitation du r\u00e9seau de chaleur, car le chantier devait s\u2019inscrire dans une organisation technique existante. Les \u00e9quipes devaient donc g\u00e9rer les interfaces : acc\u00e8s au site, raccordements, phases d\u2019essais, puis int\u00e9gration progressive des ouvrages dans la production de chaleur.<\/p>\n\n<p>Cette coordination permettait de limiter les ruptures entre le chantier et l\u2019exploitation. Elle donnait aussi un cadre clair aux d\u00e9cisions : un forage valid\u00e9 techniquement, des essais document\u00e9s, puis un raccordement pr\u00e9par\u00e9 avec l\u2019exploitant. le point \u00e0 retenir est pratique : la fiabilit\u00e9 du projet repose autant sur la qualit\u00e9 du puits que sur la mani\u00e8re dont il rejoint le r\u00e9seau qui doit utiliser la chaleur produite.<\/p>\n\n<h2>Quels contr\u00f4les encadrent ce type d\u2019op\u00e9ration ?<\/h2>\n\n<h3>Surveillance technique du forage<\/h3>\n\n<p>Les contr\u00f4les encadrent d\u2019abord la trajectoire, la stabilit\u00e9 du puits et la qualit\u00e9 des informations remont\u00e9es pendant le forage. Pour deux puits inclin\u00e9s vers le Dogger, l\u2019enjeu n\u2019est pas seulement d\u2019avancer dans le sous-sol : il faut v\u00e9rifier que le forage reste coh\u00e9rent avec le programme pr\u00e9vu, que les param\u00e8tres observ\u00e9s ne signalent pas d\u2019\u00e9cart critique et que chaque \u00e9tape laisse une trace exploitable.<\/p>\n\n<p>Sur un chantier de ce type, la surveillance technique se lit dans des \u00e9l\u00e9ments concrets : mesures de trajectoire, suivi des param\u00e8tres de forage, contr\u00f4le des fluides, observations g\u00e9ologiques et enregistrements r\u00e9alis\u00e9s au fur et \u00e0 mesure. Ces donn\u00e9es servent \u00e0 confirmer que le puits reste dans l\u2019enveloppe attendue et que les op\u00e9rations peuvent continuer sans masquer une anomalie.<\/p>\n\n<p>Les points \u00e0 suivre sont notamment :<\/p>\n\n<ul><li>la coh\u00e9rence entre trajectoire pr\u00e9vue et trajectoire mesur\u00e9e ;<\/li><li>la stabilit\u00e9 du trou for\u00e9 et la tenue des parois ;<\/li><li>l\u2019\u00e9tat des \u00e9quipements descendus dans le puits ;<\/li><li>la qualit\u00e9 des informations consign\u00e9es dans les rapports de chantier ;<\/li><li>la capacit\u00e9 \u00e0 expliquer tout \u00e9cart avant de poursuivre.<\/li><\/ul>\n\n<p>Exemple concret : si une mesure de trajectoire montre un \u00e9cart avec le chemin attendu, le contr\u00f4le utile n\u2019est pas une simple mention administrative. Il consiste \u00e0 qualifier l\u2019\u00e9cart, v\u00e9rifier ses cons\u00e9quences techniques, d\u00e9cider s\u2019il reste acceptable et documenter la d\u00e9cision avant de continuer.<\/p>\n\n<h3>Points d\u2019arr\u00eat avant mise en service<\/h3>\n\n<p>Les points d\u2019arr\u00eat servent \u00e0 emp\u00eacher le passage automatique du forage \u00e0 l\u2019exploitation. Avant mise en service, l\u2019op\u00e9ration doit \u00eatre relue comme un ouvrage complet : puits for\u00e9, tub\u00e9, ciment\u00e9, contr\u00f4l\u00e9 et suffisamment document\u00e9 pour \u00eatre exploit\u00e9 dans des conditions ma\u00eetris\u00e9es.<\/p>\n\n<p>Ces points d\u2019arr\u00eat structurent la fin de chantier. Ils obligent \u00e0 v\u00e9rifier que les r\u00e9sultats observ\u00e9s correspondent au dossier technique, que les contr\u00f4les r\u00e9alis\u00e9s sont disponibles et que les r\u00e9serves \u00e9ventuelles sont trait\u00e9es. Dans une synth\u00e8se de chantier, ils donnent au lecteur une grille simple : ce qui a \u00e9t\u00e9 for\u00e9, ce qui a \u00e9t\u00e9 v\u00e9rifi\u00e9, ce qui reste \u00e0 valider avant l\u2019usage op\u00e9rationnel.<\/p>\n\n<p>La logique answer-first est donc claire : ce type d\u2019op\u00e9ration est encadr\u00e9 par une surveillance continue pendant le forage, puis par des validations formelles avant mise en service. Sans ces deux niveaux, le chantier ne serait qu\u2019une succession d\u2019actions techniques ; avec eux, il devient un ouvrage contr\u00f4l\u00e9, tra\u00e7able et compr\u00e9hensible.<\/p>\n\n<h2>Quels enseignements techniques ressortent du chantier ?<\/h2>\n\n<p>Le chantier montre surtout une chose : la performance d\u2019un forage g\u00e9othermique urbain se joue dans la ma\u00eetrise du sous-sol, puis dans la mani\u00e8re de transformer cette ma\u00eetrise en contr\u00f4les simples, lisibles et reproductibles. \u00c0 \u00c9vry-Courcouronnes, le cas des deux puits inclin\u00e9s vers le Dogger rappelle qu\u2019un ouvrage profond ne se r\u00e9sume pas \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e d\u2019une foreuse. Il demande une lecture continue de la trajectoire, des horizons travers\u00e9s et des contraintes propres au site.<\/p>\n\n<h3>Expertise centr\u00e9e sur le sous-sol<\/h3>\n\n<p>Le premier enseignement tient \u00e0 la trajectoire. Deux puits inclin\u00e9s imposent de suivre une cible profonde sans perdre la coh\u00e9rence du projet en surface. Pour CFG Services, l\u2019enjeu technique consiste \u00e0 relier les choix de forage, les param\u00e8tres observ\u00e9s sur le chantier et la destination g\u00e9ologique vis\u00e9e : le Dogger.<\/p>\n\n<p>Concr\u00e8tement, un \u00e9cart de trajectoire n\u2019est pas seulement une ligne diff\u00e9rente sur un plan. Il peut modifier la fa\u00e7on dont l\u2019\u00e9quipe lit la suite du forage, ajuste ses contr\u00f4les et documente les d\u00e9cisions prises au fil de l\u2019avancement. C\u2019est l\u00e0 que l\u2019exp\u00e9rience de chantier compte : elle sert \u00e0 interpr\u00e9ter des signaux, pas \u00e0 appliquer m\u00e9caniquement une proc\u00e9dure.<\/p>\n\n<p>Les points \u00e0 suivre restent tr\u00e8s pratiques :<\/p>\n\n<ul><li>coh\u00e9rence entre trajectoire pr\u00e9vue et trajectoire r\u00e9ellement suivie ;<\/li><li>qualit\u00e9 des informations remont\u00e9es pendant le forage ;<\/li><li>tra\u00e7abilit\u00e9 des ajustements d\u00e9cid\u00e9s sur site ;<\/li><li>lecture partag\u00e9e des risques entre les intervenants.<\/li><\/ul>\n\n<h3>Contr\u00f4les transf\u00e9rables aux r\u00e9seaux urbains<\/h3>\n\n<p>Le second enseignement concerne l\u2019exploitation future. Un doublet g\u00e9othermique s\u2019ins\u00e8re dans un environnement urbain o\u00f9 le r\u00e9seau, les acc\u00e8s, les interfaces et les contraintes d\u2019intervention comptent autant que l\u2019ouvrage lui-m\u00eame. Le chantier donne donc des rep\u00e8res utiles au-del\u00e0 du forage.<\/p>\n\n<p>L\u2019exemple concret est simple : si une information de chantier reste compr\u00e9hensible par les \u00e9quipes qui suivront le r\u00e9seau, elle devient exploitable plus tard. Une note claire sur un contr\u00f4le, un point d\u2019attention ou une d\u00e9cision prise pendant l\u2019avancement peut \u00e9viter de repartir de z\u00e9ro lors d\u2019une op\u00e9ration ult\u00e9rieure.<\/p>\n\n<p>Ce cas met ainsi en avant une m\u00e9thode sobre : observer, qualifier, documenter, puis transmettre. Pour un projet comme \u00c9vry-Courcouronnes, cette continuit\u00e9 technique est aussi importante que le geste de forage. Elle permet de garder une m\u00e9moire fiable du sous-sol et de rendre les contr\u00f4les utiles aux r\u00e9seaux urbains qui d\u00e9pendront de l\u2019ouvrage.<\/p>\n\n<h2>Questions utiles avant de commencer<\/h2>\n\n<h3>\u00c0 quoi sert un doublet g\u00e9othermique dans un r\u00e9seau de chaleur ?<\/h3>\n\n<p>Un puits extrait l\u2019eau chaude profonde, l\u2019\u00e9nergie est transf\u00e9r\u00e9e au r\u00e9seau, puis un second puits r\u00e9injecte l\u2019eau dans la m\u00eame formation g\u00e9ologique.<\/p>\n\n<h3>Pourquoi renouveler ou reforer un puits g\u00e9othermique existant ?<\/h3>\n\n<p>Le renouvellement s\u00e9curise la production, limite les arr\u00eats d\u2019exploitation et permet d\u2019adapter l\u2019installation aux besoins actuels du r\u00e9seau de chaleur.<\/p>\n\n<h3>Quels contr\u00f4les encadrent un chantier de g\u00e9othermie profonde ?<\/h3>\n\n<p>Les \u00e9quipes suivent la trajectoire de forage, l\u2019int\u00e9grit\u00e9 des tubages, la qualit\u00e9 de r\u00e9injection, la performance thermique et les exigences r\u00e9glementaires locales.<\/p>\n\n<h3>Quel b\u00e9n\u00e9fice pour une ville raccord\u00e9e \u00e0 la g\u00e9othermie ?<\/h3>\n\n<p>La collectivit\u00e9 peut stabiliser une part de chaleur renouvelable locale, r\u00e9duire le recours aux \u00e9nergies fossiles et renforcer la continuit\u00e9 du service chauffage.<\/p>\n\n<h2>Lire aussi<\/h2>\n<ul><li><a href=\"\/blog\/dogger-reservoir-central-geothermie-francilienne\/\">comprendre le r\u00f4le du Dogger francilien<\/a><\/li><li><a href=\"\/geothermie\/profonde\/\">explorer la g\u00e9othermie profonde<\/a><\/li><li><a href=\"\/reseau-de-chaleur\/\">relier le forage au r\u00e9seau de chaleur<\/a><\/li><li><a href=\"\/maintenance-suivi-exploitation\/\">suivre l\u2019exploitation apr\u00e8s forage<\/a><\/li><\/ul>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chantier g\u00e9othermique CFG Services \u00e0 \u00c9vry-Courcouronnes : contexte local, r\u00f4le des puits, contr\u00f4les techniques et enseignements de forage profond.<\/p>\n","protected":false},"author":0,"featured_media":22,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[],"class_list":["post-21","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-geothermie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=21"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":87,"href":"https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21\/revisions\/87"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=21"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=21"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cfgservices.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=21"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}